L’enfant que j’étais [TAG]

Je suis avec grand plaisir l’engouement pour le fabuleux TAG de Picou bulle : se replonger dans les enfances des autres blogueuses, forcément, ça te fait replonger dans la tienne également… Finalement, on est toutes plus ou moins de la même génération ! Et toutes de grandes lectrices apparemment ^^ Bref, j’adore ce TAG parce que justement, je garde un souvenir merveilleux de ma propre enfance. Pour moi, c’est vraiment LA période bénie de nos vies. Le bonheur à l’état pur.

J’y repense souvent depuis que je suis maman. Parce que je voudrais tellement que mes enfants aient aussi une belle enfance, faite de liberté, de découvertes, de joies, de jeux ; qu’elle soit pleine d’imagination et d’amis, comme l’a été la mienne. J’espère leur faire suffisamment confiance pour leur laisser cette liberté de grandir en toute insouciance. Leur laisser faire leurs propres expériences, sans avoir peur tout le temps pour eux, ou de ce qui pourrait leur arriver. Et qu’ils aient leur jardin secret aussi. C’est important les secrets.

Je suis tellement nostalgique quand je repense à mon enfance ! Je revois nos courses effrénées dans les rues de mon village, l’odeur incroyable de la chaleur lourde de l’été, les courses poursuites après les chats dans les greniers à foin, les tas d’histoires qu’on s’inventait… La pauvre bassine qu’on remplissait d’eau et qui nous suffisait à nous imaginer dans une grande piscine… Cette insouciance surtout, cette certitude que l’on avait que rien, jamais rien ne pourrait nous arriver.

Alors, voilà, forcément, c’est avec le plus grand des bonheurs que je me suis replongée à mon tour, un peu plus profondément, dans ma propre enfance ; et je vous emmène aujourd’hui à la rencontre d’une petite fille à lunettes, la fille de la maîtresse, et petite dernière d’une fratrie de trois sœurs.

tête à l'envers
Paie tes années 90 !

L’enfant que j’étais était une enfant…

Libre. Vraiment, c’est le premier mot qui me vient à l’esprit. J’ai grandi dans un petit village. Tout le monde se connaissait. Je passais mes étés dehors, chez les copines. On avait une imagination débordante et on créait des « clubs » ou on s’imaginait des vies incroyables. Quand j’y repense, j’étais vraiment rarement chez moi…

Peut-être parce que j’ai grandi un peu comme une enfant unique ? J’ai beaucoup d’écart avec mes deux autres sœurs : très vite, je me suis retrouvée seule à la maison, qu’elles ont quittée l’une après l’autre alors que j’entrais à peine dans l’adolescence. Mais même lorsqu’elles étaient encore à la maison, l’écart d’âge étant ce qu’il était, disons que j’ai vite appris à m’occuper seule. Ce qui ne veut pas dire qu’aujourd’hui on ne s’entend pas, hein ! Bien au contraire. Très vite elles m’ont offert une ribambelle de neveux et nièces, comme autant de petits frères et petites sœurs… et puis, il faut bien le dire, j’étais aussi la petite chouchoute ^^ La place du dernier, c’est quand même la meilleure !

cambébé
Je leur ai beaucoup servi de poupée avant de savoir me défendre !

L’enfant que j’étais avait pour jouet préféré…

Les barbies. Je me suis résignée à les ranger très tard… Je crois qu’en sixième encore j’y jouais en cachette !!! Mais j’ai adoré des tas de jeux : les playmobils, jouer à la maitresse ou à la bibliothécaire… Parfois on prenait du papier, des feutres et des ciseaux, et on inventait nos propres jeux de société… On montait des « clubs » aussi, des amis des chats ou de sauvegarde de la petite rivière qui coulait derrière le village. On créait nos cartes de membres et on s’inventait des missions de la plus haute importance.

Seule à la maison, je passais aussi beaucoup de temps sur l’ordinateur familial, à écrire des histoires ou des petits journaux. Et puis, comme dit, on jouait beaucoup dehors aussi, mais je ne me souviens plus très bien de ce qu’on faisait exactement… je me souviens de courses poursuites, d’interdits bravés, d’éclats de rire… mais c’est flou. Je sais juste que lorsque je repense à tout ça, ça me procure un bonheur incommensurable.

L’enfant que j’étais se régalait de…

Je me souviens du vendredi saint. La tradition voulait qu’on jeûne mais ma mère préparait une brioche incroyablement moelleuse et faisait du « vrai » chocolat chaud en chauffant du lait avec des carreaux de chocolat dedans… c’était juste merveilleux !

Comme je suis un peu tra-tra, je compte bien perpétuer ces traditions (surtout les culinaires) avec mes propres enfants !

barpapapa
Bon, j’aimais bien la barbe à papa aussi !

L’enfant que j’étais s’est un jour fait gronder parce que…

Mon père a eu très peur pour moi. Ça a été la seule fessée de ma vie mais je m’en souviendrai longtemps je pense ! Des copains étaient venus me chercher pour qu’on aille se balader, mais mon père avait refusé que je sorte, je ne sais plus pourquoi.

Un peu rebelle, je suis sortie quand même. Comme toujours, on est partis dans des délires incroyables et je ne sais pas comment, on s’est retrouvé avec une poussette et nos trois poupées à jouer dans un champ de maïs… D’un coup on a entendu un grondement sourd… Ils étaient en train de labourer le champ. On a eu une de ces peurs ! On a couru comme des dératés. Finalement, plus de peur que de mal… Jusqu’à ce que je rentre à la maison et que je retrouve mon père, qui m’avait évidemment cherchée partout… Aïe.

L’enfant que j’étais rêvait de…

Devenir maîtresse. En fait, toute ma vie j’ai été « la fille de la maîtresse », la fille à lunettes. Mais j’adorais ça. Le soir après l’école, j’y restais. Dans la classe de ma mère, je faisais mes devoirs. Je lui effaçais le tableau. Je l’aidais. J’étais seule dans les couloirs, je me sentais privilégiée. L’odeur de la craie, les murs qui résonnent encore des cris d’enfants… c’était juste merveilleux.

Plus tard j’ai voulu devenir journaliste, bibliothécaire… et puis, je suis revenue à mes amours de jeunesse. Je me suis battue longtemps pour avoir ce concours. J’ai galéré comme une zinzin. Et puis finalement, tout est arrivé en même temps : mon premier bébé, pour lequel on a bien galéré aussi, et mon concours, enfin. Un joli tournant de ma vie.

bouée canard
Sache que je vouais une passion démesurée pour cette bouée canard. Et que j’ai pleuré le jour où elle a rendu l’âme.

L’enfant que j’étais lisait…

Tout, tout le temps. J’aimais bien aussi être seule, et j’ai passé pas mal de temps à lire : chez moi, ou même dans les cerisiers derrière chez moi (dehors, toujours dehors…). J’adorais lire. Je lisais tout ce qui me passais sous la main, et quand j’étais plongée dans un livre, je n’entendais RIEN. Comme beaucoup d’entre vous, j’ai lu le Club des cinq, Fantômette, la collection entière des Martine… Les Petites filles modèles, et la plupart des Comtesse de Ségur d’ailleurs. J’en ai dévoré tellement, des livres… et quand je pense comme je lis peu aujourd’hui… Finalement, je crois que je n’ai jamais réussi à passer au-delà de la littérature de jeunesse !

Par contre, à la différence de Picou ou Miss Lune, je ne lisais pas sous la couette le soir. Non non, j’avais une bien meilleure technique ! J’avais remarqué que, ce qui me trahissait, c’était le raie de lumière sous ma porte. Alors, je mettais consciencieusement un jean devant ma porte, pour recouvrir tout le jour en bas, et je lisais tranquillement la lumière allumée durant une bonne partie de la nuit… sans jamais me faire prendre !

L’enfant que j’étais trouverait mon moi de maintenant…

Plutôt cool, je pense. Je n’ai jamais rêvé plus que d’avoir à mon tour une belle famille. Elle serait peut-être un peu déçue de voir que je m’y suis mise si tard, et de voir que ses rêves de famille nombreuse commence à s’étioler. Mais elle serait sûrement contente de voir que j’ai gardé la plupart des amis qu’elle s’était fait, même si ce n’est pas forcément ceux auxquels elle aurait pensé. Elle serait heureuse de voir qu’avec ma meilleure amie, on s’entend toujours aussi bien après 30 ans. Je sais comme elle comme c’est précieux et rare.

Mais, en vrai, souvent je me dis que si j’avais su comme je serai comblée aujourd’hui, mon adolescence se serait mieux passée. Je me souviens, le jour de mon mariage, je me suis dit que si un jour quelqu’un m’avait dit que je serai aussi heureuse, je lui aurai rit au nez.

Sérieusement, je me demande encore ce que j’ai fait pour avoir autant de chance. J’ai rencontré mon merveilleux mari il y a longtemps déjà, mais depuis que l’on habite ensemble, malgré les coups durs, les engueulades, la routine, je trouve ma vie parfaite. Bon, ok, dit comme ça, c’est un peu prétentieux mais, vraiment, on rigole bien avec mon amoureux, on a des amis en or, on sort (moins souvent qu’avant, mais on sort)… J’ai le métier dont j’ai toujours rêvé, deux enfants magnifiques… je continue ? Peut-être que je me contente de peu ; on pourrait rêver d’être plus riches, d’habiter ailleurs, de voyager plus… et parfois d’ailleurs, on envie nos copains sans enfants… mais en vrai, je n’échangerai ma vie avec personne, pour rien au monde !

Alors, je voudrai dire à mon moi d’avant que j’ai sûrement perdu de la liberté et de l’insouciance, mais que j’ai gagné, beaucoup, en amour et en bonheur.

dialogue avec une vache
Mon amour de la montagne (et de ses vaches) date aussi de mon enfance !

6 commentaires sur “L’enfant que j’étais [TAG]

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  1. Waow, tu sais que ton tag me parle vraiment beaucoup, parce qu’il me semble avoir eu sur beaucoup, beaucoup de points le même vécu et la même approche des choses. Et puis si j’avais pensé plus tôt à mettre un jean en bas de la porte…! Merci en tout cas, c’est génial d’avoir joué le jeu, et d’une aussi belle manière.

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  2. J’aime ton récit qui déborde de bonheur d’hier et d’aujourd’hui…
    Tu as eu une belle enfance et j’espère pouvoir offrir la même à ma fille et mes futurs enfants…
    Et c’est génial de garder sa meilleure amie d’enfance… Je suis dans le même cas et même si on s’appelle rarement et qu’on vit chacune à l’autre bout de la France, quand on se revoit, c’est toujours pareil 🙂

    Aimé par 1 personne

    1. Vraiment j’aimerai que nos enfants aient la même mais aujourd’hui j’ai peur qu’on ait trop peur de tout, justement. Et puis, on habite en ville…
      Oui c’est génial de garder ces amitiés d’enfance, de se dire que le temps passe mais qu’on ne change pas ou alors ensemble… ça n’a pas toujours été ma meilleure amie, d’abord une copine, une bonne copine puis on a partagé des choses incroyables au sein de la même association et… elle a été mon témoin de mariage, et elle est la marraine de mon Number 1. Je n’imagine plus ma vie sans elle ! Car, tu as raison, ces amitiés qui, même lointaines, reprennent exactement au même endroit que la dernière fois qu’on les a laissés, c’est tellement tellement précieux !

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  3. Et une participation de plus pour ce chouette Tag crée par Picou 🙂
    Vraiment je l’adore et j’ai pris un réel plaisir à lire tes réponses.
    Tu as vraiment de tendres souvenirs et beaucoup de positif dans ta manière d’aborder les choses.
    Mes barbies je les ai encore tu sais, et j’espère bien avoir une fille pour les lui donner !
    Je t’embrasse

    Aimé par 1 personne

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